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Atelier de sociologie narrative

Un espace ouvert pour la narration sociologique

publié le mercredi 30 avril 2014

     

Bienvenue à toutes et à tous.

Bienvenue à vous, amateurs et professionnels, profanes et savants, qui connaissez l’épaisseur du social et déplorez l’ésotérisme des sciences sociales. Sociologues oui, car nous observons et éprouvons des relations, mais historiens si vous voulez, artistes, ethnographes ou ethnologues, romanciers, philosophes, reporters. La narration, le récit sont nos outils communs. Les sciences sociales ont voulu expliquer le monde, il s’agit maintenant de les transformer. Et tout de suite dans leurs formes, dans leur écriture, dans leurs mots, leurs images, leurs sons, leurs odeurs, leur goût. Politique ? Oui, si, par là, l’on entend la démocratisation de la connaissance et que l’on s’attaque à ses premières tâches : la politisation de l’intelligentsia, le renoncement à l’autisme intellectuel, le désir de s’affranchir du conservatisme de la forme, la participation à la discussion publique. A la dispute publique.

Vaste chantier, auquel nous vous invitons à contribuer. Nous vous invitons à partager vos favoris avec les nôtres, vos essais avec nos expériences, vos idées avec nos réflexions. Les rubriques du site permettent de publier les interventions de plusieurs manières :

Dans la Bibliothèque chacun.e peut déposer ses favoris, ce qu’il considère comme une œuvre apportant par le récit une connaissance du social, de ce fait relevant de la sociologie narrative, et ce quelle que soit la forme de cette œuvre : essai, roman, autobiographie ou biographie, nouvelle, mais aussi film, chanson, photo, dessin. Dans les librairies, il y a des rayons que séparent des tables et parfois des murs. Dans la bibliothèque virtuelle, il est possible de faire des catégories mais aussi de tout rassembler. Importer une œuvre dans la bibliothèque peut consister simplement à signaler une référence, sans plus de commentaire, ou à accompagner cette référence d’un texte, sans qu’il y ait une limite au format de ce commentaire. On verra ainsi se constituer la Malle aux Trésors de la sociologie narrative.

La rubrique Notes critiques est le lieu des débats. Critiquer consiste à suspendre une chose, le temps de l’observer, de la réfléchir au miroir de ses connaissances et de ses expériences. Soulever certaines œuvres pour les critiquer suppose parfois une généalogie, une plongée dans un ensemble de connaissances oubliées, elles-mêmes liées à des expériences sociales-historiques particulières. Ou bien peut être le prétexte à explorer un thème dans le temps, dans l’espace. A en proposer une version illustrée par des images, des dessins, une légende. A se focaliser sur un moment intensif, un personnage, un problème. On laisserait ainsi se développer le commentaire des commentaires qui remplissent les bibliothèques et réjouissent les petites souris dont nous admirons parfois les carottages dans les traces écrites du social.

Le Laboratoire est l’espace de publication des récits, l’atelier où nous versons nos expériences dans des éprouvettes de toutes formes et de toutes tailles et les éprouvons au regard des autres. Brèves d’autobus, photographies instantanées des manifestations extraordinaires et des relations ordinaires dans l’espace public, notes sur le vif, courts extraits d’entretien ou d’observation, pleurs et rires dans la relation d’enquête, « chutes » des travaux de recherche et de documentation. Mais aussi récits élaborés et longuement développés. Récits biographiques et autobiographiques. Fictions sociales à partir d’une situation, d’un document, d’une « affaire ». Fables pour raconter ce qui ne peut l’être autrement. Enigmes à résoudre pour un lecteur détective. Contes de fées pour enfants. Récits d’institutions : l’hôpital, l’école, la bibliothèque, la prison, le tribunal, le commissariat, le foyer d’hébergement, le centre social ou la maison des jeunes. Récits des lieux de loisirs et de culture : le cinéma, le théâtre, le café, la librairie, les magasins, le champ de courses, le casino, la chasse, la pêche, le tourisme, le bricolage. Récits de la vie privée, de l’intimité : la maison, le for intérieur. Récits du travail : le bureau, l’atelier, la boutique, la ferme, les services, le bateau, le camion, la voiture. Récits des conflits, de la guerre et des révolutions, de la démocratie et de la dictature. Un seul critère pour publier ou ne pas publier un récit : qu’il apporte une connaissance sur le social. Ni bureau des pleurs, ni galerie des glaces. Aucun copyright, ni aucune exclusivité ne sont demandés. Les textes peuvent être publiés ailleurs et retirés à la demande. Et si vous craigniez les réactions de votre chef, de votre collègue, de votre ami ou de vos enquêtés (oh ! Magie d’internet, que l’anonymat des personnes n’arrête pas), rien ne vous empêche d’utiliser un pseudo.

La rubrique Courrier permet de publier les échanges de mails si leurs auteurs l’autorisent. Ecrivez-nous. Envoyez-nous vos réactions, critiques et propositions, que nous publierons totalement ou partiellement dans la rubrique, avec votre accord, pour faire un lien, que les réactions circulent. Plutôt qu’un forum, une correspondance. Une relation qui se prolonge dans le temps. Son complément est l’ Agenda qui permet de signaler des événements relatifs à la sociologie narrative. Là aussi on peut se contenter de signaler un événement mais aussi annexer un commentaire, un programme, des invitations.

Références et méthode

Cela fait assez longtemps que nous éprouvons la Possibilité d’une sociologie narrative en produisant des récits du social qui mettent le percept avant le concept et la compréhension avant l’explication parce que c’est dans cet ordre qu’on expérimente les choses et qu’il faut selon nous les écrire. L’Argent des pauvres a été l’expression de notre façon d’éprouver l’expérience de la pauvreté, une vision non pas pittoresque mais baroque dont les insuffisances nous sont apparues progressivement (voir article Du regard à la parole) au point que 30 ans après nous avons dû faire un retour sur le terrain pour notre Enquête dans la pauvreté ouvrière en nous focalisant cette fois sur l’expérience des enquêtés, comme elle avait pu être restituée dans Chronique familiale en quartier impopulaire à partir des récits croisés des membres d’une même famille. De nombreuses publications jalonnent cette période et consolident cette méthode qu’un sociologue a qualifié de « restitutive » pour la distinguer des méthodes démonstratives ou simplement illustratives. Il s’agit en effet de restituer le plus fidèlement possible les expériences sociales sans gommer les ruptures de sens, les pertes de mémoire, bref les effets de la domination culturelle. Dans Les récits du malheurnous avons tenté la fiction sociologique poussée jusqu’à la rédaction d’ « histoires fausses » pour contourner cette tâche impossible. Mais parallèlement nous prenions acte de ce que le récit du social pouvait être produit par les acteurs eux-mêmes, comme le montre l’histoire méconnue de la littérature prolétarienne. Le récit peut aussi être co-produit avec les enquêtés comme dans Le quartier, c’est dans la tête ou Citoyennetés et politiques sociales. Cette approche nous confrontait aux Ecritures populaires et récits autobiographiques par lesquels on peut deviner ce que cache La pauvreté sans visage et distinguer les figures morales qui font jurisprudence auprès de L’Ogre du jugement, à travers L’instance de la plainte, renvoyant à une Morale de la question sociale.

De très nombreuses rencontres et travaux collectifs ont accompagné et permis cette production, parmi lesquels de nombreuses thèses et publications qui trouveront place d’une façon ou d’une autre sur le site. Sans oublier les travaux d’étudiants moins avancés parfois invités à rédiger des récits qui tentent de concilier Ecriture autobiographique et concision démocratique, les notes et divers écrits de tous ceux et toutes celles qui ont goûté aux sciences sociales, qui ont fréquenté l’Université, et qui n’en pensent pas moins ni moins bien depuis qu’ils l’ont quittée. Et bien sûr nous pensons aussi à celles et ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une université mais ont récolté de solides connaissances en sciences sociales et politiques dans les buissons de l’autodidaxie. L’ouverture de cet atelier est une proposition pour partager, prolonger autrement ce qui a été fait jusqu’à maintenant.

Bonne lecture et : A vos claviers !

Jeaen-François Laé, Annick Madec et Numa Murard

Note de la rédaction

Ecrivez-nous, demandez à recevoir la lettre d’information qui signale les nouveaux textes en ligne : sociologienarrative@orange.fr

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